Blog voyage.

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Nouveau blog, à la découverte du monde.

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 20:53

Modifié le dimanche 11 novembre 2007 12:17

Il est partout.

Il est partout.
Voici un article du Monde, de Dominique Dhombres plus précisemment et dont le ton me surprend agréablement. Il est rare de voir un tel article dans le Monde mais je m'en réjouis.
Je vous laisse apprécier:


L'élection présidentielle ? Pas la peine !, par Dominique Dhombres

Un coup d'Etat sournois a eu lieu, jeudi 19 octobre, sous les yeux de PPDA, qui n'a même pas pensé à appeler la police. Vous y avez assisté en direct si vous avez regardé le journal télévisé de 20 heures sur TF 1.

Un individu de petite taille, aux cheveux ondulés, vêtu d'un costume rayé, s'est emparé, à la faveur de l'obscurité, devant des millions de téléspectateurs, du ministère de l'éducation, dont les portes avaient été laissées malencontreusement ouvertes. Sous prétexte d'en finir avec les "orphelins de 16 heures", se faisant passer pour le ministre en exercice, il a décidé d'obliger les élèves à rester tous les jours à l'étude jusqu'à 18 heures. Pendant ce temps-là, ils feront leurs devoirs au lieu de traîner dans les rues. Leurs pauvres mères ne seront plus obligées de renoncer à travailler pour les accueillir à la maison.

Le même individu a également investi, sans coup férir, le ministère de la justice. Il a annoncé que les auteurs d'agression contre les policiers, les gendarmes et les pompiers seraient désormais passibles de la cour d'assise. Ils seront jugés par des jurys populaires, comme les criminels qu'ils sont.

En une seule soirée, le même individu a donc pris possession des ministères de l'éducation et de la justice. Il est facilement identifiable au fait qu'il est déjà ministre de l'intérieur et président de l'UMP. Vous l'aviez reconnu, bien sûr. On se moque ?

On est surtout perplexe devant ce nouvel accès de fébrilité de Nicolas Sarkozy. Il reste encore six mois avant l'élection présidentielle. S'il continue à ce rythme, il aura également la haute main, le moment venu, sur le tourisme, la pêche au gros et les anciens combattants. Il aura tout raflé ! Ce ne sera même pas la peine de tenir une élection. Il sera devenu titulaire de tous les portefeuilles et chef de toutes les institutions. On n'aura plus besoin de quelqu'un d'autre pour quoi que ce soit.

Ses collègues du gouvernement n'auront qu'à prendre de longues vacances ou, mieux encore, leur retraite. PPDA l'interrogeait justement sur le climat rendu délétère au gouvernement par l'affaire des faux listings bancaires de Clearstream dans lesquels son nom apparaissait à tort.

N'a-t-il pas ouvert la boîte de Pandore en se portant partie civile ? Déjà, prononcer le mot de Pandore devant le premier flic de France, c'était risqué. Mais PPDA aggravait son cas en détectant "de la haine" dans l'air. "Ce sont des mots que je ne prononce jamais, ce sont des sentiments que je n'éprouve pas", répondait l'intéressé. Facile ! Il ne polémique pas avec les autres ministres, et surtout pas le premier d'entre eux. Il prend leur place !

Dominique Dhombres
Article paru dans l'édition du Monde du 21.10.06

# Posté le dimanche 22 octobre 2006 20:09

Kennedy - "Montrés du doigt"

Kennedy - "Montrés du doigt"
J'ai un c½ur de lion, dans mes veines coulent le sang des guerriers, Des couilles de taureau, les crocs d'un bull terrier, la facité du félin,
On reste agile comme le rapace, Negro la tache reste la même,
Jamais on passe a la ramasse, jamais on baisse les yeux, les vendus c'est eux,
Le seul juge c'est dieu, sur ma vie c'est pas un jeu,
On est plus nombreux plus armés plus dangereux que les bombes et les flingues,
Le savoir est une arme, mon chargeur est plein,
Sache qu'il en faut plus pour nous faire taire, nous pousser à faire ce que vous désirez,
On reste prêts a croiser le fer, on mets du c½ur dans nos affaires, encore plus s'il faut refaire, on encaisse les épreuves tout en silence on reste fier,
On reste très près des vrais frères,
Respecte père et mère, fier mec j'resterai jusqu'à ce qu'on m'enterre sur la terre mère,
On sert l'éternel, tu connais nos racines, on reste derrière le poing levé tu reconnais le signe,

De ce qu'on est on reste fier, de la casquette aux Nike airs,
On fait les choses on dors pas, en boubou ou en djellaba,
Pas ici pour perdre, ni pour plaire, ce qu'ils pensent de nous rien à faire, on reste fier,
De ce qu'on est on reste fier, de la casquette aux Nike airs, on fait les choses on dors pas,
En boubou ou en djellaba, pas ici pour perdre, ni pour plaire,
Montrés du doigt mais nique sa mère, on reste fier

Prêts à partir en martyr comme martin Luther King, Arafat, Lumumba, Gandhi ou Malcolm x,
Je les entends dire que la France c'est mieux que l'Afrique,
Mais c'est normal ils ont piqués tout le fric ! Ah ouais ?
Amputez nos vies mais façon Kadafi on tient tête,
On s'entraide quand sa part en vrille, en restant intègre.
Sur le parvis de la liberté, frère, on s'entraîne.
Rien à foutre de vos préjugés, on reste sans gène et on avance quand même. On sait qu'on te gène, on sait que tu préférais quand on avait des chaînes, on sait que tu nous déteste mais on prend l'oseille quand même. On t'emmerde, venus en paix, mais armés jusqu'aux dents en temps de guerre. Vos barrières se multiplient pour ce qui est de l'intégration, donc on agit avec mépris au sein même de la nation. On s'organise à la façon des cartels pour s'enrichir, on sympathise avec la foudre, prêts a tout pour réussir.

De ce qu'on est on reste fier, de la casquette aux Nike airs,
On fait les choses on dors pas, en boubou ou en djellaba,
Pas ici pour perdre, ni pour plaire, ce qu'ils pensent de nous rien à faire, on reste fier,
De ce qu'on est on reste fier, de la casquette aux Nike airs, on fait les choses on dors pas,
En boubou ou en djellaba, pas ici pour perdre, ni pour plaire,
Montrés du doigt mais nique sa mère, on reste fier

On réécrit notre histoire dans l'optique d'en faire un mythe. On t'incite à nous croire c'était bien nous les pyramides c'était bien vous les petits racistes envers nos familles venus d'Afrique. Laissez moi rire, maintenant vos fils veulent porter des baggies, veulent marcher comme nous, tchatcher comme nous, rapper comme nous, s'habiller comme nous mais ils ne seront jamais comme nous. On est la France d'en dessous, on des sacrés phénomènes, vu qu'on excelle dans tout, c'est pour sa que vos filles nous aime et c'est pour sa que tu nous enferme, comme Mandela ou Abou jamal. Faut pas chialer parce qu'un poulet m'a mis des coups de matraque. On squatte les bancs de la fac. Dans peu de temps, vous allez voir plus d'avocats, de médecins, de banquiers arabes et noirs ; plus d'immigré à la télé ; plus de couleurs à l'Assemblée ; moins de jeunes au pénitencier ; vos barreaux, on les a scié.

# Posté le dimanche 15 octobre 2006 12:56

Modifié le lundi 16 octobre 2006 06:13

Bourdieu sur Ségolène Royal: "Elle est de droite..."

Dans cette vidéo, Pierre Bourdieu, considéré par beaucoup comme le plus grand sociologue français (décédé en 2002), nous parle du clivage Gauche/Droite...Très intéressant...Surtout le passage sur Ségolène Royal. Cet interview a été réalisé en 1999. A l'époque Ségolène Royal était ministre déléguée à l'enseignement, sous le gouvernement Jospin.

# Posté le vendredi 13 octobre 2006 08:16

Modifié le samedi 14 octobre 2006 09:28

Polémique (article censuré par Skyblog...décidemment)

Polémique (article censuré par Skyblog...décidemment)
Pour ceux qui n'aurait pas suivi l'affaire, voila l'article de Robert Redeker dans le Figaro (d'ailleurs on se demande comment un quotidien national peut publier ce genre de texte...)
>>> "Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?" par R.Redeker
Puis voici "L'appel en faveur de R.Redeker", signé par plusieurs personalités.

Enfin, je me permets de publier un article de l'historien Jean Baubérot, dont je partage les opinions concernant le sujet.


Non aux propos stéréotypés !, par Jean Baubérot

Nous cheminons sur une route bordée de deux gouffres profonds. Je crains que les intellectuels signataires de l'"appel en faveur de Robert Redeker" (Le Monde du 3 octobre) n'aient vu qu'un seul précipice et qu'ils reculent horrifiés devant lui au risque de tomber au fond du ravin qu'ils n'ont pas voulu voir.

Mon accord avec eux est complet en ce qui concerne la défense vigilante de la liberté d'expression. Je me joins tout à fait à leur appel solennel " aux pouvoirs publics afin, non seulement, qu'ils continuent de protéger comme ils le font déjà Robert Redeker et les siens, mais aussi que, par un geste politique fort, ils s'engagent à maintenir son statut matériel tant qu'il est en danger". Je signe des deux mains et je veux, moi aussi, résister à "une poignée de fanatiques (qui) agitent de prétendues lois religieuses" pour remettre en question "nos libertés les plus fondamentales".

Mais déjà là, je me demande si ces intellectuels mesurent bien l'ampleur du gouffre. Cette "poignée de fanatiques" n'existe malheureusement pas dans un vide social. Alors que la fin de la guerre froide, l'effondrement du mur de Berlin aurait pu augmenter la qualité du débat démocratique en le rendant moins manichéen, c'est le contraire qui s'est produit. De divers côtés, on assiste à la multiplication d'indignations primaires, de propos stéréotypés qui veulent prendre valeur d'évidence en étant mille fois répétés par le moyen de la communication de masse. L'évolution globale est inquiétante, et cela est dû à la fois à la montée d'extrémismes se réclamant de traditions religieuses (au pluriel) et d'un extrême centre qui veut s'imposer socialement comme la (non-)pensée unique et rejette tout ce qui ne lui ressemble pas.

Il faut donc regarder de plusieurs côtés à la fois. On peut, on doit défendre les droits élémentaires d'une personne sans abandonner tout esprit critique à son égard. "Quel que soit le contenu de l'article de Robert Redeker" écrivent les signataires sans autre précision. Je regrette, là je ne peux plus du tout les suivre. Combattre le gouffre de l'intolérance n'implique pas de se coucher devant la bêtise haineuse. Au contraire, les deux combats n'en font qu'un. La Ligue des droits de l'homme l'a compris, qui défend Robert Redeker tout en refusant ses "idées nauséabondes". Son article prône, en effet, une reprise, contre l'islam dans son ensemble, du discours maccarthyste contre le communisme. L'Occident est le "monde libre", paré de toutes les vertus face à un islam monolithique et diabolisé. Et naturellement, l'auteur dénonce les "intellectuels qui incarnent l'oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou, hier" et "ne s'opposent pas à la construction de mosquées".

Pour masquer sa propre ignorance, M.Redeker cite des extraits de l'article "Muhammad" écrit par Maxime Rodinson dans l'Encyclopaedia Universalis et en conclut : "Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs, polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran." Il suffit de se reporter à l'article du grand savant pour constater à quel point et le ton et le contenu lui-même sont d'une autre planète. On pourrait, avec plus de citations encore, tirer de cet article une apologie de Muhammad. Rodinson écrit par exemple : Muhammad "montra, en bien des cas, de la clémence et de la longanimité, de la largeur de vues et fut souvent exigeant envers lui-même. Ses lois furent sages, libérales (notamment vis-à-vis des femmes), progressives par rapport à son milieu".

Naturellement je donne cette citation comme un contre-exemple et seulement pour montrer à quel point M. Redeker effectue un usage inadmissible, par son caractère tronqué et unilatéral, des dires de M. Rodinson. Ce dernier n'a écrit ni une dénonciation haineuse ni une apologie. La lecture de texte qu'opère Redeker est inadmissible s'agissant d'un professeur de philosophie dont le devoir professionnel serait d'enseigner l'objectivation, la prise de distance à l'égard de ses affects, l'analyse critique. Le soutenir doit donc s'accompagner de la mise en cause du contenu et de la forme de ses propos.

Non, je ne comprends vraiment pas le "quel que soit le contenu de l'article" et je ressens cela comme une grave menace pour la liberté de penser elle-même. J'imagine la situation en 1894 ; supposons une minute qu'ait existé alors un groupe d'extrémistes menaçant Edouard Drumont ou un autre publiciste antisémite (qui lisaient les textes exactement de la même manière), pouvons-nous concevoir ceux que l'affaire Dreyfus allait faire qualifier d'intellectuels écrivant pour défendre le publiciste attaqué : "quel que soit le contenu des articles de La Libre Parole (l'organe de Drumont)..." ? La recherche historique montre que tous les thèmes antidreyfusards circulaient avant l'affaire Dreyfus. De tels stéréotypes sont permanents ; seules changent les minorités qu'ils transforment en boucs émissaires. La lutte contre l'intolérance ne dispense pas de la lutte contre la bêtise haineuse.

Jean Baubérot, historien, est spécialiste de l'histoire de la laïcité à l'Ecole pratique des hautes études.

Article paru dans l'édition du Monde du 06.10.06

# Posté le dimanche 08 octobre 2006 14:56

Modifié le mardi 22 mai 2007 14:48