Antonio Villaraigosa: "JE N'OUBLIERAI JAMAIS D'OU JE VIENS"

Une bonne nouvelle au pays de Georges Bush.
Le 17 mai dernier Antonio Villaraigosa devient le premier maire hispanique de Los Angeles depuis 133 ans.
Symbole de la communauté latino, son élection reflète l'influence grandissante de cette minorité aux Etats-Unis.


Pour trouver le dernier maire d'origine hispanique de la ville il faut remonter jusqu'en 1872. A cette époque (celle des pionniers) Los Angeles n'est encore qu'une petite bourgade de 6000 habitants, une sorte de poste frontalier méconnu de tous. Bien évidemment Hollywood n'existait pas encore.
133 ans plus tard, la cité des anges est la 2ème ville du pays (10 millions d'habitants), les Lakers ont gagné 14 fois le championnat de basket, Hollywood est la Mecque du cinéma ainsi que des paparazzis, et Terminator est le gouverneur de Californie...
133 ans plus tard, Antonio Villaraigosa est le maire de cette métropole. Ce cinquantenaire, fils d'immigrés mexicains pauvres, grandit dans un quartier délabré à l'est de la ville. Sa mère l'élève seule, son paternel l'ayant abandonné...Adolescent agité, le jeune Antonio est un dur, un bad boy, un « thug », c'est d'ailleurs a cette période qu'il se fait tatouer sur le bras « Born to raise hell » traduisez : « né pour foutre le feu »...le message est clair. Il s'assagit en entrant à l'université de UCLA d'ou il sortira diplômé en droit.
Son charisme et sa capacité à galvaniser les foules le conduisent en 1994 à entamer une carrière politique au sein du parti démocrate.
Le 17 mai 2005, l'ex voyou affronte lors des élections municipales le maire sortant James Hahn, fils du riche politicien Kenneth Hahn.
Villaraigosa l'emporte haut la main, totalisant près de 60% des suffrages.

Antonio Villaraigosa a réussi son pari : rassembler un électorat multiethnique (noirs, juifs et surtout hispaniques). La campagne de son adversaire fut elle entaché par les affaires de corruption.
Cette victoire montre bien le poids électoral des latinos en Californie (46% de la population de L.A est d'origine hispanique).
Cependant cette minorité reste sous représentée en politique à l'échelle nationale.

Les défis qui attendent maintenant Antonio Villaraigosa sont de taille : pauvreté, discrimination et tensions raciales, échec scolaire, crise du logement, pollution...
Le maire fraîchement élu est pourtant confiant, il s'estime a la hauteur des attentes de ses électeurs et il se veut, a la manière d'un Mandela, unificateur :
« Peu importe que vous ayez grandi dans les quartiers Est ou Ouest, que vous vous rendiez au travail avec une grosse voiture ou en bus, que vous fréquentiez une cathédrale, une synagogue ou une mosquée, nous sommes tous des habitants de Los Angeles ».

Prochaine objectif d'Antonio, vaincre Arnold Schwarzenegger en 2006 pour le poste de gouverneur de Californie ; et il ne s'en cache pas, pour preuve ses premiers mots en tant que maire étaient adressés directement a Schwarzy : « Arnold, fais gaffe ! On arrive Arnold !!! »

Quoi de plus surprenant, après tout n'est il pas né pour foutre le feu ?...


Sabar.
Antonio Villaraigosa: "JE N'OUBLIERAI JAMAIS D'OU JE VIENS"

# Posté le vendredi 27 mai 2005 23:03

Modifié le mercredi 23 mai 2007 01:03

LIBEREZ MUMIA ABU JAMAL!!!

LIBEREZ MUMIA ABU JAMAL!!!
Mumia Abu Jamal

En 1982, Mumia Abu Jamal est condamné a mort pour un crime qu'il n'a pas commis.
Depuis 23 ans Mumia Abu Jamal est enfermé dans une prison de Pennsylvanie.
Depuis 23 ans la justice américaine veut le faire taire.
Depuis 23 ans Mumia Abu Jamal se bat pour sa liberté...


Wesley Cook né le 24 avril 1954 dans les quartiers noirs et pauvres de Philadelphie.
A 14 ans il décide de s'appeler Mumia (prénom d'origine africaine). A cette époque (fin des années 1960) le militantisme noir émerge aux Etats-Unis avec Martin Luther King, Malcolm X et bien d'autres...Mumia va donc manifester avec trois de ses amis contre la tenue du meeting de Georges Wallace, le candidat d'extrême droite aux présidentielles. Mumia est arrêté et frappé par la police, il finira à l'hôpital...
A 15 ans il lance un mouvement pour renomme son lycée Benjamin Franklin en lycée Malcolm X, suite à cela il est fiché par le FBI qui commence a avoir un oeil sur lui.

En 1969 il fonde l'antenne à Philadelphie du Black Panthers Party (mouvement de résistants noirs très répandu dans les années 60-70). La même année il devient ministre de l'information du Black Panthers Party de Philadelphie.
Il étudie à l'université Goddard ou il décrocha son diplôme et sera récompensé par de nombreux prix pour son journalisme de radio.
En 1970 il devient à seulement 17 ans responsable de l'association des journalistes noirs de Philadelphie, et le magazine « Philadelphia » le classe parmi les « hommes à suivre ».
Mumia Abu Jamal est un jeune surdoué du journalisme, il commence à s'exprimer sur plusieurs radios nationales. Il dénonce avec virulence les abus et les violences de la police envers la communauté noire.
Le FBI le considère comme dangereux et le fait figurer au « national security index » liste de personnes « à surveiller et à interner en cas d'alerte nationale ». Un rapport du FBI rendu public en 1995 mentionne ceci « Wesley Cook (Mumia Abu Jamal) est intelligent, n'a pas de casier judiciaire mais la nature de ses écrits le rend dangereux et lui vaut de figurer au National Security Index ».
En 1971, le gouvernement l'accuse de deux meurtres dans un autre Etat. L'accusation est abandonnée : les enregistrements radio prouvent qu'il était sur les ondes a Philadelphie et qu'il ne pouvait donc pas être a l'endroit ou ont été commis les deux meurtres.

Au cours des années 1970, Mumia est un journaliste reconnu, il interview Bob Marley, Julius Erving (un des meilleurs joueurs de l'histoire du basket) ou encore Alex Haley (co-auteur de « l'autobiographie de Malcolm X »). Il continu de revendiquer l'égalité des droits civiques entre noirs et blancs et critique toujours autant les méthodes de la police.
Dans le pays il est connu sous le surnom de « la voix des sans voix »...
En 1981, fidèle à ses convictions et à son militantisme, il décide de devenir journaliste indépendant. La nuit il travaille comme chauffeur de taxi pour mieux gagner sa vie.
Le 8 août 1978 au cours d'une conférence de presse, Mumia pose une question au maire de Philadelphie Franck Rizzo, ce dernier lui répond : « ils croient ce que vous écrivez, ce que vous dites. Et cela doit cesser. Un jour, et j'espère que cela se passera sous mon mandat, vous aurez a répondre de vos actes ».


La nuit du 9 décembre 1981, Mumia Abu Jamal dépose un client dans un quartier de Philadelphie, il aperçoit son propre frère William Cook se faire brutaliser par un officier de police Daniel Faulkner ; il sort de son taxi pour s'interposer : une fusillade éclate, Mumia est touché au foie (par l'arme du policier), Faulkner est grièvement blessé par balle, il décède a l'hôpital.
D'autres policiers arrivent tout de suite après la fusillade, rouent de coups Mumia et l'amènent à l'hôpital dans un état critique. La police trouve une arme dans son taxi (arme que Mumia avait acheté légalement à la suite de plusieurs agressions, la plupart des taxis de nuit ont une arme aux Etats-Unis). Mumia est le coupable idéal, il est accusé de meurtre.


En juin 1982, le procès de Mumia Abu Jamal débute.

Tout d'abord le juge du procès n'est autre que le juge Sabo, le recordman des peines de mort aux Etats-Unis (il a condamné 32 personnes à la peine capitale dont 29 noirs...). De plus le juge Sabo, qui est l'ancien shérif de Philadelphie, est membre a vie du FOP, l'ordre fraternel de la police (très proche de l'extrême droite), Faulkner (l'officier tué) appartenait lui aussi au FOP.
Le juge attribut un avocat d'office à Mumia Abu Jamal, cet avocat est inexpérimenté et il clame haut et fort qu'il n'est pas prêt pour ce genre d'affaire. En vain, le juge Sabo le maintient comme avocat de la défense.
Mumia demande donc (un mois avant le début du procès) de se défendre seul, on lui refuse ce droit constitutionnel de l'accusé ; Mumia proteste devant cette injustice : il sera interdit d'assister a plus de la moitié des séances de son propre procès !
La défense demande a trois reprises des fonds pour engager des experts (en balistique notamment) et pour mener une contre enquête. Le juge Sabo refuse toutes ces requêtes...

Parlons a présent du jury de ce procès.

La population de Philadelphie compte 40% de noirs, pour avoir un jury représentatif il aurait fallu au moins 5 jurés noirs, or lors du choix des jurés le juge exclura 11 afro-américains ; au final il ne restera que 2 jurés noirs dans ce jury.
Parmi les jurés blancs figure la femme d'un policier de Philadelphie. Un autre juré est le meilleur ami d'un policier de Philadelphie blessé en service, il a avoué qu'il ne pouvait être un juré équitable. Pourtant ces deux jurés seront retenus par le juge Sabo malgré leur partialité.
Une juré noire est remplacé par un juré blanc (a la demande de Sabo toujours) qui déclare : « inconsciemment je ne pense pas que je pourrais être juste vis-à-vis des deux parties » : il est quand même retenu.


Maintenant, abordons les preuves a partir des quelles Mumia a été condamné a mort :

Gary Bell et Priscillia Durham (deux policiers proche de Faulkner) ont dit deux mois après les faits (!!!) que Mumia a avoué a l'hôpital qu'il avait tué Faulkner. Or le policier Waskshul qui surveillait la chambre de Mumia a l'hôpital écrit dans son rapport « le nègre ne fit aucun commentaire ». Selon Bell et Durham, Mumia aurait avoué le meurtre en criant ; le médecin s'occupant de Mumia ce soir la déclara que le blessé était dans un état proche de l'évanouissement et qu'il pouvait a peine chuchoter. Lorsqu'ils furent appeler a témoigner Waskshul et le médecin étaient « indisponibles et injoignables ». Le juge Sabo refusa d'ajourner le procès afin de les retrouver.

L'accusation et le procureur affirment que Mumia Abu Jamal a tué avec son arme l'officier Faulkner bien qu'aucun test sur l'arme et les mains de Mumia n'eut été fait pour détecter l'odeur de poudre de l'arme (lorsqu'une arme a servit, l'odeur de la poudre reste environ 6 heures). Ces tests sont habituellement toujours effectuer... mais pas ce soir la.
Autre manquement de la police : elle n'a pas bouclé la scène du crime, elle n'a relevé aucune empreinte et aucun expert criminel n'est venu sur les lieux.

Une contre preuve qui aurait du innocenter Mumia n'a pas été présenté au jury par son jeune avocat : dans le rapport du médecin légiste on peut lire « tué par un calibre 44 », l'arme de Mumia était un calibre 38 ! Ces deux armes sont incompatibles !!!
La balle retirée du corps de Faulkner a par la suite mystérieusement disparu des locaux de la police...

Véronica Jones, Cynthia White et Robert Chobert témoignèrent contre Mumia en 1982, ils confirmèrent la version de la police. Aujourd'hui Véronica Jones déclare qu'elle a été menacée de perdre ses enfants si elle ne témoignait pas contre l'accusé.
Chobert et White étaient poursuivis par la justice pour certaines affaires, lorsqu'ils témoignèrent contre Mumia, toutes leurs poursuites furent effacées, comme par magie...
Lors du procès en appel Jones témoigna cette fois en faveur de Mumia Abu Jamal, elle fut arrêté en pleine audience pour un vieil antécédent avec la justice et fut condamné par la suite à deux ans de probation.
Le témoin Singletary a vu la scène et il affirma que Mumia n'était pas le tireur et qu'il subissait des pressions : il ne vint pas témoigner et quitta la ville.
Quant à Billy Cook, le frère de Mumia, il est introuvable...


Le 3 juillet 1982, le jury s'apprête a délibérer, c'est alors que le fameux juge Sabo informe les jurés sur le passé de militant de Mumia ainsi que sur ses convictions politiques et ses déclarations faites alors qu'il avait 16 ans (rappelons qu'il en avait 27 lors des faits...).
Après délibération le jury condamne Mumia Abu Jamal à la peine de mort.

D'appel en appel Mumia Abu Jamal clame son innocence et demande un nouveau procès, grâce au fonds récoltés par une campagne de soutien internationale, une équipe compétente d'avocats reprend l'enquête en 1992. En 1995 Mumia publie un livre « en direct du couloir de la mort ». Cependant un grand nombre de ses écrits sont censurés par l'administration pénitentiaire. Il n'a pas le droit aux visites de sa famille et il est isolé dans une cellule qui le sépare du reste du monde par une vitre qui ne laisse passer aucun son « ils ne veulent pas simplement ma mort, ils veulent mon silence » écrira t-il.

En août 1995, le gouverneur de Pennsylvanie signe un arrêté pour que Mumia Abu Jamal soit exécuté le 17 août 1995 ; face a la pression internationale (notamment a l'ONU à la convention des droits de l'homme) et la campagne de soutien massive, l'arrêté fut suspendu.
En décembre 1999 un arrêté similaire est signé mais une fois encore la pression médiatique et politique internationale empêche l'exécution de Mumia.
Toujours en 1999, Arnold Beverly avoue a Rachel Wolkenstein (une des avocats de Mumia) que c'est lui qui a tiré sur l'officier Faulkner ce soir la...mais la justice américaine ne veut toujours rien entendre...

Mumia est toujours en prison depuis 23 ans, espérant qu'un jour on lui accorde un nouveau procès équitable cette fois. Il est toujours considéré coupable et il est toujours menacé de mort, il est le seul prisonnier politique des Etats-Unis à être dans le couloir de la mort...
Il se bat grâce à ses écrits qu'il réussit à publier et grâce au soutien de milliers de personnes dans le monde (nombreuses ONG, l'ONU, ligue des droits de l'homme, le MRAP, plusieurs centaines d'associations de soutien à Mumia, différents partis politiques...)

En 2003, Mumia Abu Jamal est élevé au rang de citoyen d'honneur de la ville de Paris par le maire.


LIBEREZ MUMIA !!!!!

Sabar.


Si vous souhaitez vous renseigner un peu plus sur cette affaire, avoir accès a tous les élèments et pleins d'autres détails accablants, ou si vous souhaitez tout simplement apporter votre soutien a Mumia, voici quelques sites internet:

www.mumiabujamal.net
www.cosimapp-mumia.org/
http://mumianow.free.fr
www.freemumia.org

# Posté le jeudi 19 mai 2005 16:38

Modifié le vendredi 25 mai 2007 23:28

L'AUTRE 8 MAI 1945: LES MASSACRES DE SETIF

L'AUTRE 8 MAI 1945: LES MASSACRES DE SETIF
Le 8 mai 1945 la France célèbre la capitulation de l'Allemagne nazie. Dimanche dernier en France on célébrait donc ce 60ème anniversaire.
En Algérie c'est un autre 8 mai qu'on commémorait et qui était dans l'esprit des Algériens...

Le 8 mai 1945 dans le Constantinois (région Est de l'Algérie) et notamment à Sétif (ainsi qu'à Guelma), des manifestations massives et pacifiques d'Algériens ont lieu pour célébrer la victoire des alliés sur l'Allemagne d'Hitler mais aussi pour revendiquer l'autonomie voir l'indépendance du pays. Dans la foule les drapeaux français se mêlent aux drapeaux algériens, blancs et verts frappés de l'étoile et du croissant rouges. La police française essaye de faire disparaître ces drapeaux « interdits » en les enlevant de force aux manifestants...Le préfet de Constantine (M.Lestrade-Carbonnel) ordonne aux forces de l'ordre de « tirer sur tous ceux qui arborent le drapeau algérien ». Un coup de feu est tiré dans la foule : les manifestants, incrédules, fuient devant les balles françaises. Ces manifestations pacifiques deviennent violentes et se transforment en émeutes populaires dans tout l'est algérien, la répression française commence...
Le lendemain l'armée française participe à la répression, la marine bombarde toute la côte, 18 avions de l'armée de l'air mitraillent et bombardent près de 45 villages algériens pendant plusieurs jours.
Les généraux et officiers arment les européens d'Algérie qui vont s'organiser en milices. Ces milices européennes vont exécutées tous ceux qui paraissent suspects : la moitié des victimes de ces exécutions seront des femmes et des enfants.
Le calme ne revient qu'après 8 semaines de répression atroce et sanglante...

Officiellement la France ne reconnaîtra que 1000 tués côté algérien et 103 Européens d'Algérie (dont une vingtaine de militaires) côté français.
Selon le général Duval, organisateur de la répression, il y eut 7500 morts. Le général Tubert (chargé d'une commission d'enquête tout de suite après les évènements) arbore le chiffre supérieur à 15000 morts. Aujourd'hui les historiens estiment qu'il y eut entre 15000 et 40000 victimes lors de ces massacres de mai 1945 (la France n'avance toujours que le chiffre de 1000 victimes). En Algérie on parle de 45000 morts...
Cette répression inhumaine conduira 10 ans plus tard à la guerre d'Algérie...

De nos jours, l'Etat français n'a toujours pas reconnu de manière officielle les massacres de Sétif et de l'Est algérien.
Pire encore, la loi du 23 février 2005 prévoit que « les programmes de recherche universitaires accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du nord, la place qu'elle mérite » « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du nord »
En résumé cette loi ne retient que « le rôle positif » de la colonisation tout en oubliant les crimes et le racisme du colonialisme. Une pétition (lancé par plusieurs historiens français renommés) contre « l'enseignement d'une histoire officielle » et contre « le mensonge officielle » a recueilli 1000 signatures de chercheurs et enseignants en deux semaines (je ferai bientôt un article complet sur cette loi et la pétition des historiens).

La France n'accepte toujours pas les crimes coloniaux qu'elle a commis et continue de refouler son passé sombre...
Comme l'a dit l'historien Claude Liauzu (co-auteur de la pétition des historiens) dans la tribune du Monde du 8 mai 2005 : « il faut savoir dire la vérité, et la dire assez fortement pour que tout le monde l'entende »

Dimanche dernier, à l'appel du collectif « les indigènes de la France » (formé en janvier par des personnalités et des associations de défense des immigrés) 10000 personnes manifestaient dans les rues de Paris pour que la France reconnaisse ces massacres de cet « autre 8 mai 1945 ».

Seule avancée positive, en février dernier l'ambassadeur de France en Algérie a qualifié « les massacres de Sétif » de « tragédie inexcusable », c'est la première fois qu'un officiel français parle de massacres concernant ce 8 mai 1945 à Sétif.
Dimanche le maire de Paris Bertrand Delanoë a rappelé à l'antenne de Radio J que le 8 mai était aussi « l'anniversaire d'une autre barbarie, celle de Sétif...les sociétés du XXème doivent avoir le courage de la vérité...on s'honore en disant la vérité, parfois en demandant pardon ». Toujours sur cette radio le maire de la capitale a souhaité que l'Etat français reconnaisse sa responsabilité dans ces massacres.


Pour conclure rappelons que durant la seconde guerre mondiale, des milliers d'Algériens et d'Africains se sont battus et sont morts pour la France aux cotés des alliés : les tirailleurs algériens, marocains et tunisiens ont participé à la libération de la Corse ; les bataillons du 3ème RTA (régiment des tirailleurs algériens) et du 7ème RTA ont libérés les villes de Toulon et Marseille.

Et c'est en occultant leur mémoire que la République les remercie...


Sabar.

# Posté le mercredi 11 mai 2005 22:09

Modifié le mercredi 23 mai 2007 00:56

LE GENOCIDE RWANDAIS ET LA RESPONSABILITE DE L'OCCIDENT

LE GENOCIDE RWANDAIS ET LA RESPONSABILITE DE L'OCCIDENT
Entre le 7 avril et le 17 juillet 1994, près d'un million de Rwandais tutsis et hutus modérés furent massacrés par les milices extrémistes, dans l'indifférence générale de la communauté internationale.


Pour comprendre ce génocide, il faut comprendre la rivalité entre les deux principales ethnies du pays : les hutus (majoritaire) et les tutsis. Ils parlent la même langue, ont les mêmes traditions, la même religion et ils ont vécu ensemble durant des siècles sans aucun problème : ils sont rwandais.
Ce sont les Belges qui vont monter les hutus contre les tutsis dès 1916 (date a laquelle le Rwanda devient colonie belge). Les colons vont répandre l'idée que la minorité tutsi est supérieure et plus élégante que la majorité hutue. Ils créent une élite tutsie et tous les postes clés de l'administration leur reviennent. Ce favoritisme va engendrer au fil des ans un sentiment anti-tutsi chez les hutus.
Au cours des années 50, cette élite tutsie, éduquée, va aspirer à l'indépendance du Rwanda. Les Belges vont tout faire pour contrer les élans indépendantistes de cette élite. Les tutsis vont dès lors subir de la part de leurs colonisateurs une campagne de diabolisation, autrefois favorisés, ils sont maintenant les ennemis des Belges. En 1959 les hutus, en retrait de la vie politique depuis des dizaines d'années, sont subitement mis au pouvoir par la Belgique. Ce revirement va exacerber les rivalités entre les deux ethnies. C'est l'heure des premiers massacres envers les tutsis (on parlerait de 100 000 morts). En 1962, la Belgique accorde dans des conditions déplorables l'indépendance au Rwanda. Avant de quitter le pays, les Belges instaurent des cartes d'identité sur lesquelles doivent apparaître l'ethnie de chaque individu...



En 1990, le FPR (Front Patriotique Rwandais) composé de rebelles tutsis tente un coup d'état contre le président hutu Habyarimana qui s'est emparé du pouvoir en 1973 et qui depuis mène la vie dure aux tutsis. S'en suit une guerre civile de 3 ans avec son lot de morts, de persécutions et de déportations.
Un traité de paix est signé en décembre 1993 par le président hutu Habyarimana et les rebelles tutsis du FPR. Ce traité prévoit le partage des pouvoirs entre tutsis et hutus.
Le 6 avril 1994, l'avion du président rwandais est abattu par deux missiles sol/air. L'assassinat du président va mettre le pays a feu et a sang.
Le lendemain, les Forces Armées Rwandaises (FAR) aidées des milices Interhamwé (extrémistes hutus) vont commencer l'extermination des tutsis ainsi que des hutus modérés, le génocide débute. Devant ces violences, les occidentaux fuient le pays, les armées belges et françaises se retirent du pays laissant la minorité tutsi livrée a elle-même. Pendant 100 jours les milices hutus vont massacrés a coups de machettes tous les tutsis qu'ils trouvent sur leur passage, même les hôpitaux, les églises et les orphelinats ne sont pas épargnés. Au cours de cette période entre 800 000 et 1 million de personnes vont mourir dans des conditions atroces devant les yeux du monde entier.
L'avancée progressive des rebelles armés tutsis du FPR face aux FAR hutues va mettre fin aux massacres. Le 14 juillet 1994 les rebelles gagnent la guerre et les FAR fuient dans les pays voisins : c'est la fin du génocide.



Parlons maintenant de la responsabilité de l'Occident et notamment de la France dans ce génocide.

Les soldats de l'ONU étaient en place dans le pays depuis 1993 afin de veiller au respect du traité de paix, or le 15 avril (1 semaine après le début du génocide), le conseil de sécurité de l'ONU décide de réduire le nombre de ses casques bleus au Rwanda : ils passent de 2500 hommes a 270...270 casques bleus (ayant l'interdiction de tirer) pour faire respecter l'ordre dans tout le Rwanda : dérisoire ! Les milices deviennent incontrôlables, personne n'est présent pour les empêcher de mener à bien leur épuration ethnique.
De plus, alors que les massacres battent leur plein, l'ONU refuse d'envoyer des casques bleus supplémentaires pour arrêter ce génocide. Il faudra attendre le 23 juin, soit deux mois après le début de la tragédie, pour que l'opération « turquoise » soit autorisée : 2500 soldats de l'ONU postés au Zaïre sont envoyés pour protéger les civils et assurer l'acheminement de l'aide humanitaire.


Les Etats-Unis étaient au courant qu'un génocide se préparer et ce depuis la fin de l'année 1993. Une loi américaine oblige la CIA et le FBI à rendre publique certains dossiers secrets au bout de quelques années. En 2001, 16 documents classés « top secret » par la CIA sont publiés sur Internet : ils sont accablants !
Tout d'abord, le premier document est un fax du général Dallaire (daté du 11 janvier 1994) à l'encontre des officiels américains et onusiens. Dans ce fax, il indique clairement qu'il existe des camps d'entraînements hutus ainsi que d'importantes caches d'armes. Il cite un chef de l'armée rwandaise chargé de superviser ces camps « on entraîne jusqu'à 300 hommes en 3 semaines afin qu'ils apprennent a tuer...mes hommes peuvent tuer 1000 tutsis en 20 minutes ». Le général Dallaire informe, toujours dans ce même fax, qu'il prévoit de lancer un raid sur les multiples caches d'armes. Quelques jours plus tard, l'ONU et les Etats-Unis le lui interdisent. Ce sont ces caches d'armes qui serviront à tuer plus de 800 000 tutsis quelques mois plus tard.
Ces documents « top secrets » de la CIA révèlent aussi que le gouvernement des USA a demandé à ses représentants de ne pas prononcer le mot « génocide » lors des faits mais de parler « d'actes de génocide ». L'emploi du mot « génocide » pouvant entraîner une intervention de l'ONU pour stopper les massacres.
Autre point brûlant des documents de la CIA, l'opération « commando solo ». Cette opération consistait à brouiller les ondes radios au Rwanda grâce a des avions militaires, empêchant ainsi les radios hutus à appeler au meurtre des tutsis. En avril 1994 il y avait au Rwanda 1 poste pour 15 habitants (autant dire que les récepteurs étaient fort nombreux), la radio extrémiste hutue RTLM (surnommée radio télé la mort) exhortait les hutus a longueur de journée a exterminer « ces cafards de tutsis » allant jusqu'à dénoncer les endroits ou se cachaient des tutsis et a diffuser les noms et adresses des tutsis. L'opération « commando solo » aurait pu empêcher la propagande raciste et génocidaire de ces « médias de la haine » : cette opération ne sera jamais lancée.


Abordons maintenant le cas de la France sur qui pèse les plus graves accusations concernant ce génocide.

Pendant 20 ans, la France a soutenu sans condition le régime autoritaire et raciste du président hutu Habyarimana. En 1989 les FPR (rebelles tutsis) tentent un coup d'état pour renverser le régime d'Habyarimana, ils seront repoussés par les armées franco-belges basées au Rwanda pour protéger le pouvoir en place (pouvoir qui persécute la minorité tutsie !). La France s'engage même en 1990 a former les cadres de l'armée hutue qui créeront par la suite les Interhamwé (milices extrémistes hutues chargées de réduire a néant la race tutsie). Le 3 mars 1992, alors que l'armée française continue de former l'armée hutue, les milices extrémistes assassinent tous les tutsis du sud de la capitale Kigali : aucune réaction de la France.
Entre 1992 et 1994, le régime hutu va acheter des milliers de machettes et de mitraillettes (qui serviront pendant le génocide). Devinez qui vendait ces armes au gouvernement hutu ? La France. Et qui prêta des millions de dollars a ce même gouvernement hutu et dans le seul but d'acheter ces armes ? Le crédit lyonnais ! Aujourd'hui le crédit lyonnais et l'état français réclament à la population rwandaise de rembourser ces crédits, on leur demande de rembourser les armes qui ont tué leurs familles et leurs proches, quelle honte !
Autre fait accablant, entre le 9 et le 14 avril 1994 (2 jours après le début du génocide) la France lance l'opération « amaryllis », les militaires français quittent le Rwanda. Paris demande par la même occasion l'évacuation de l'ambassade de France ainsi que « tout le personnel recruté sur place sans exception », pourtant seul le personnel hutu sera évacué, les tutsis travaillant a l'ambassade seront laissés au Rwanda ou les machettes se chargeront d'eux...
Mi avril 1994 Jean Hervé Bradol, directeur de médecins sans frontières au Rwanda rentre à Paris et raconte ce qu'il a vu. Il sera convoqué par l'Elysée qui lui demandera d'atténuer ses accusations à l' encontre de la France.
Le 23 juin 1994, l'ONU envoie 2500 casques bleus français au Rwanda (opération « turquoise »). Cette opération aurait permis selon certains experts de couvrir la fuite de plusieurs génocidaires hutus fuyant l'avancée des rebelles tutsis du FPR ; rappelons qu'une grande partie de la garde présidentielle d'Habyarimana a participé au génocide et à trouver asile en France a la fin du génocide.

En 2000 un rapport parlementaire français nie en partie la responsabilité de la France dans ce génocide et accuse les rebelles tutsis du FPR (actuellement au pouvoir) d'avoir commandité l'attentat contre l'avion du président Habyarimana le 6 avril 1994. La plupart des spécialistes estiment qu'un tel génocide, si rapide (dès le 7 avril !) et d'une telle ampleur, a forcément été planifié. Dans ce cas là, l'attentat aurait de grandes chances d'être l'oeuvre d'extrémistes hutus refusant le traité de paix signé par Habyarimana et les rebelles tutsis.


Kofi Hannan a publiquement reconnu la responsabilité de l'ONU lors de ce génocide ; en revanche la France et les Etats-Unis continuent de nier leurs responsabilités malgré les évidences qui les pointent du doigt.
L'Occident est en partie responsable d'un million de morts ; la rivalité entre tutsis et hutus a été crée par la Belgique il y a plus d'un siècle, rivalité qui conduira a ce massacre ethnique. La France a fournit les armes aux génocidaires, elle les a entraînés.
La communauté internationale n'a rien fait pour éviter ces tueries alors qu'elle en avait les moyens.

Malheureusement le Rwanda n'a ni de pétrole, ni de gaz, ni aucune richesse ; certains n'hésitent plus a parler d'un « génocide européen » en ce qui concerne le Rwanda.
« Aux yeux de l'Occident tu es pire qu'un nègre, tu es Africain... »

Je finirai par rappeler qu'il y a deux semaines on commémorait au Rwanda les victimes de ce génocide, cela fait 11 ans maintenant.

L'un d'entre vous en a-t-il entendu parler ?
Avons nous eu droit a ces émissions spéciales commémorations ?
Ou mieux !avons nous eu droit a la minute de silence dans les lieux publics ?

La réponse est non, on commémore les 3000 victimes new-yorkaises, les 200 victimes madrilènes, les victimes de la seconde guerre mondiale, mais lorsqu'il s'agit du million de morts rwandais...Et nous (la France) osons aller faire la morale au monde entier concernant les droits de l'homme !

« Tous les hommes sont égaux » quelle belle utopie...

Sabar.


Film a voir : « hôtel Rwanda » (actuellement en salle)

# Posté le lundi 25 avril 2005 15:34

Modifié le mercredi 23 mai 2007 00:56

MORT DU PAPE ET LAICITE

MORT DU PAPE ET LAICITE
MORT DU PAPE ET LAÏCITE

Le pape est mort...Il aurait fallu habiter sur Mars pour ne pas être au courant (encore qu'avec leurs satellites, télé vatican...euh pardon...TF1 plutôt, aurait réussi à émettre jusqu'à là bas !). Vu la portée de l'Eglise (1 milliard de chrétiens dans le monde) la logique veut que l'évènement soit couvert de manière importante mais, doit on le rappeler ? De manière OBJECTIVE...Or cela n'a pas été le cas, la télévision du service public n'a pas hésité a employé les termes « sa sainteté » et « le saint père » pour désigner le pape, nous reviendrons dans le prochain article sur l'hommage fait au pape par les médias et le monde entier et le manque d'objectivité...

Parlons à présent de laïcité (puisque c'est a la mode en ce moment...), nous sommes en 2005, on « fête » (j'insiste sur les guillemets) le centenaire de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905, loi qui sur le fond sépare entièrement les intérêts de la religion et de la république. Sur la forme, force est de constater que les choses ne sont pas telles qu'elles devraient être...La récente mort du pape nous apporte des éléments de preuve.
Fer de lance de cette polémique, les drapeaux en berne sur les établissements publiques : mairies, préfectures, écoles...je répète : écoles...et ceci durant les 24 heures qui suivirent la mort de Jean Paul II ainsi que le vendredi, jour des funérailles. N'est ce pas là une grave atteinte à la laïcité ? Non, vous répondrons la totalité des membres du gouvernement, pour eux les drapeaux en berne saluent la disparition d'un chef d'état...Oui, c'est vrai, John Paul two était le chef d'état du Vatican, le Vatican...le plus petit état au monde, avec ses 850 habitants et sa superficie de 0,44 km² (non ce ne sont pas les dimensions d'un nouvel appartement d'Hervé Gaymard mais bien celles du Vatican), le Vatican et ses 200 millions d'euros de recettes annuelles (200 milliards pour la France), le Vatican et son rôle politique indispensable ! Cette raison est ridicule...le pape est d'abord (et de loin !) le chef de l'Eglise catholique avant d'être un chef d'état...

Autre sujet à polémique, le communiqué de Dominique de Villepin ministre de l'intérieur (vous savez l'ancien diplomate qui monte qui monte...) donnant l'ordre à tous les préfets « d'assister au service funéraire organisé dans le département par l'autorité ecclésiastique en la mémoire de sa sainteté » (petit rappel : les préfets représentent l'Etat)...en résumé une obligation aux représentants de la nation et par corrélation du peuple français à se rendre à la messe pour commémorer « sa sainteté » (c'est comme ça qu'on dit « chef d'état » en latin...)

Comme on peut le remarquer, les écarts vis-à-vis de cette loi de 1905 sont nombreux, surtout lorsqu'il s'agit de la religion chrétienne, bon courage si vous voulez construire une mosquée dans votre petite ville...autant cherchez une cave ça ira plus vite ! En revanche pour rénover une église, les portes monnaies se bousculent !
Monsieur Chirac, pourquoi les drapeaux en berne sur les écoles ??? Que faites vous de la loi de 1905 à laquelle vous semblez tant tenir lorsqu'il s'agit de considérer une jeune fille, portant un bout de chiffon sur la tête, comme une hors la loi alors qu'elle ne demande qu'à étudier !? « C'est pour pas que son père la force à porter le voile contre son gré » dixit les ni putes ni soumises...je veux bien quand la fille a 5 ans et qu'elle est en maternelle mais au lycée c'est une autre histoire ! En France on juge qu'une fillette de 16 ans est assez mûre pour se marier (ce n'est plus le cas depuis deux semaines) mais au lycée la fille de 16 à 18 ans ne l'est pas assez pour décider si elle veut ou non vivre pleinement sa foi...quelle hypocrisie !

Je vous vois venir, certains d'entre vous doivent penser que l'auteur de cet article est un ben laden en puissance anti chrétien jusqu'aux os et dealer de drogues islamistes ! Détrompez vous, ce n'est pas la religion chrétienne que l'on accuse à travers cet écrit mais l'hypocrisie avec laquelle le gouvernement interprète la loi en question. D'ailleurs la très grande majorité des prêtres étaient contre « la loi sur le voile ».

Maintenant admirons la malice de M. Sarkozy lorsqu'il était encore place Beauvau au ministère de l'intérieur, adepte de ces petites entorses a la laïcité le numéro 2 de l'UMP (pour combien de temps encore ?!) n'a pas voulu fâché l'électorat musulman (musulman mais néanmoins français, et oui désolé de vous choquer mais on peut être les deux à la fois !), conséquence immédiate : création du CFCM, l'Etat organise le culte musulman...encore une entorse...décidemment la laïcité doit avoir les chevilles dans un piteux état...

Enfin je finirai cet article en réfutant un contre argument qui n'a pas lieu d'être. Une personne m'a dit : « c'est normal tout ce qu'on fait pour le pape, la religion chrétienne est majoritaire en France ». Je tiens à rappeler que c'est pour ça que la France est une république, une république où tous les cultes sont égaux, où les minorités se sentent autant chez elles que la majorité, où elles ne se sentent pas délaissées au profit de cette fameuse majorité. « Mais reconnaît que l'Eglise a apporté à la France au cours de son histoire et qu'elle a la place qu'elle mérite, qu'elle fait partie de son histoire ! » m'a-t-on dit. Certes elle fait partie de l'histoire de France, dans un autre article sur le rôle de l'Eglise lors de la colonisation et de l'esclavage nous nous pencherons sur ce qu'elle a apporté à l'Afrique...


Je rappelle que ces propos représentent mon point de vue, libre à vous de penser le contraire, et désolé si j'heurte certaines personnes, ce n'est pas le but... (Je fais gaffe sinon on va me soupçonner d'être un terroriste !!!Pauvre de moi !!!lol)

"j'exprime mon avis meme si tout le monde s'en fiche, je serai pas comme ça si j'avais vu la vie riche..."

Sabar.

# Posté le mardi 19 avril 2005 10:06

Modifié le mardi 22 mai 2007 12:05