Une bonne nouvelle au pays de Georges Bush.
Le 17 mai dernier Antonio Villaraigosa devient le premier maire hispanique de Los Angeles depuis 133 ans.
Symbole de la communauté latino, son élection reflète l'influence grandissante de cette minorité aux Etats-Unis.
Pour trouver le dernier maire d'origine hispanique de la ville il faut remonter jusqu'en 1872. A cette époque (celle des pionniers) Los Angeles n'est encore qu'une petite bourgade de 6000 habitants, une sorte de poste frontalier méconnu de tous. Bien évidemment Hollywood n'existait pas encore.
133 ans plus tard, la cité des anges est la 2ème ville du pays (10 millions d'habitants), les Lakers ont gagné 14 fois le championnat de basket, Hollywood est la Mecque du cinéma ainsi que des paparazzis, et Terminator est le gouverneur de Californie...
133 ans plus tard, Antonio Villaraigosa est le maire de cette métropole. Ce cinquantenaire, fils d'immigrés mexicains pauvres, grandit dans un quartier délabré à l'est de la ville. Sa mère l'élève seule, son paternel l'ayant abandonné...Adolescent agité, le jeune Antonio est un dur, un bad boy, un « thug », c'est d'ailleurs a cette période qu'il se fait tatouer sur le bras « Born to raise hell » traduisez : « né pour foutre le feu »...le message est clair. Il s'assagit en entrant à l'université de UCLA d'ou il sortira diplômé en droit.
Son charisme et sa capacité à galvaniser les foules le conduisent en 1994 à entamer une carrière politique au sein du parti démocrate.
Le 17 mai 2005, l'ex voyou affronte lors des élections municipales le maire sortant James Hahn, fils du riche politicien Kenneth Hahn.
Villaraigosa l'emporte haut la main, totalisant près de 60% des suffrages.
Antonio Villaraigosa a réussi son pari : rassembler un électorat multiethnique (noirs, juifs et surtout hispaniques). La campagne de son adversaire fut elle entaché par les affaires de corruption.
Cette victoire montre bien le poids électoral des latinos en Californie (46% de la population de L.A est d'origine hispanique).
Cependant cette minorité reste sous représentée en politique à l'échelle nationale.
Les défis qui attendent maintenant Antonio Villaraigosa sont de taille : pauvreté, discrimination et tensions raciales, échec scolaire, crise du logement, pollution...
Le maire fraîchement élu est pourtant confiant, il s'estime a la hauteur des attentes de ses électeurs et il se veut, a la manière d'un Mandela, unificateur :
« Peu importe que vous ayez grandi dans les quartiers Est ou Ouest, que vous vous rendiez au travail avec une grosse voiture ou en bus, que vous fréquentiez une cathédrale, une synagogue ou une mosquée, nous sommes tous des habitants de Los Angeles ».
Prochaine objectif d'Antonio, vaincre Arnold Schwarzenegger en 2006 pour le poste de gouverneur de Californie ; et il ne s'en cache pas, pour preuve ses premiers mots en tant que maire étaient adressés directement a Schwarzy : « Arnold, fais gaffe ! On arrive Arnold !!! »
Quoi de plus surprenant, après tout n'est il pas né pour foutre le feu ?...
Sabar.
Le 17 mai dernier Antonio Villaraigosa devient le premier maire hispanique de Los Angeles depuis 133 ans.
Symbole de la communauté latino, son élection reflète l'influence grandissante de cette minorité aux Etats-Unis.
Pour trouver le dernier maire d'origine hispanique de la ville il faut remonter jusqu'en 1872. A cette époque (celle des pionniers) Los Angeles n'est encore qu'une petite bourgade de 6000 habitants, une sorte de poste frontalier méconnu de tous. Bien évidemment Hollywood n'existait pas encore.
133 ans plus tard, la cité des anges est la 2ème ville du pays (10 millions d'habitants), les Lakers ont gagné 14 fois le championnat de basket, Hollywood est la Mecque du cinéma ainsi que des paparazzis, et Terminator est le gouverneur de Californie...
133 ans plus tard, Antonio Villaraigosa est le maire de cette métropole. Ce cinquantenaire, fils d'immigrés mexicains pauvres, grandit dans un quartier délabré à l'est de la ville. Sa mère l'élève seule, son paternel l'ayant abandonné...Adolescent agité, le jeune Antonio est un dur, un bad boy, un « thug », c'est d'ailleurs a cette période qu'il se fait tatouer sur le bras « Born to raise hell » traduisez : « né pour foutre le feu »...le message est clair. Il s'assagit en entrant à l'université de UCLA d'ou il sortira diplômé en droit.
Son charisme et sa capacité à galvaniser les foules le conduisent en 1994 à entamer une carrière politique au sein du parti démocrate.
Le 17 mai 2005, l'ex voyou affronte lors des élections municipales le maire sortant James Hahn, fils du riche politicien Kenneth Hahn.
Villaraigosa l'emporte haut la main, totalisant près de 60% des suffrages.
Antonio Villaraigosa a réussi son pari : rassembler un électorat multiethnique (noirs, juifs et surtout hispaniques). La campagne de son adversaire fut elle entaché par les affaires de corruption.
Cette victoire montre bien le poids électoral des latinos en Californie (46% de la population de L.A est d'origine hispanique).
Cependant cette minorité reste sous représentée en politique à l'échelle nationale.
Les défis qui attendent maintenant Antonio Villaraigosa sont de taille : pauvreté, discrimination et tensions raciales, échec scolaire, crise du logement, pollution...
Le maire fraîchement élu est pourtant confiant, il s'estime a la hauteur des attentes de ses électeurs et il se veut, a la manière d'un Mandela, unificateur :
« Peu importe que vous ayez grandi dans les quartiers Est ou Ouest, que vous vous rendiez au travail avec une grosse voiture ou en bus, que vous fréquentiez une cathédrale, une synagogue ou une mosquée, nous sommes tous des habitants de Los Angeles ».
Prochaine objectif d'Antonio, vaincre Arnold Schwarzenegger en 2006 pour le poste de gouverneur de Californie ; et il ne s'en cache pas, pour preuve ses premiers mots en tant que maire étaient adressés directement a Schwarzy : « Arnold, fais gaffe ! On arrive Arnold !!! »
Quoi de plus surprenant, après tout n'est il pas né pour foutre le feu ?...
Sabar.
