Article du Monde...

Article du Monde qui fait peur quand on voit lespositions de sarko, très pro-Bush. Il veut meme attaquer l'Iran.

Nicolas Sarkozy s'aligne sur George Bush sur le Moyen-Orient
LE MONDE | 13.09.06 | 14h39 • Mis à jour le 13.09.06 | 14h39

L'entretien n'a pas eu lieu dans le bureau Ovale, mais peu importe : Nicolas Sarkozy a rencontré, mardi 12 septembre à Washington, le président George Bush pendant "près de quarante minutes", selon la partie française... mais vingt-cinq minutes selon la partie américaine, citée dans le New York Times.

L'échange a eu lieu dans le bureau du conseiller à la sécurité nationale, Stephen Hadley. Cécilia Sarkozy était présente ainsi que le député (UMP) Pierre Lellouche, ancien conseiller diplomatique de Jacques Chirac. A la satisfaction de l'entourage du ministre, la Maison Blanche a diffusé la photo. Et, comme l'a dit un membre de la délégation, "l'important, c'était de voir le président, pas le bureau".

Selon l'entourage du ministre français, le président Bush avait pris connaissance du discours prononcé, le matin, par M. Sarkozy devant la French American Foundation. Une intervention aimable pour les Etats-Unis, mais moins pour le Quai d'Orsay, qui a paru visé. Après avoir rappelé le contentieux transatlantique de 2003 sur l'Irak, M. Sarkozy a plaidé pour "l'efficacité de la modestie" face à une "France arrogante". "Plus jamais nous ne devons faire de nos désaccords une crise", a-t-il dit.

"Il n'est pas convenable de chercher à mettre ses alliés dans l'embarras, ou de donner l'impression de se réjouir de leurs difficultés" : au-delà des relations franco-américaines, M. Sarkozy a abordé de nombreux sujets, tels que l'Iran, Israël, la Russie ou le Darfour (mais il n'a rien dit sur l'Irak). Son entourage a réfuté le terme de "rupture", sans nier que la tonalité soit différente.

Sur l'Iran, le ministre de l'intérieur a été très ferme. A un moment où même Washington ne met plus en avant d'autre option que des sanctions graduelles, M. Sarkozy a insisté sur le fait que "toutes les options sont ouvertes".

Interrogé sur l'hypothèse de sanctions contre le régime de Téhéran, il a indiqué qu'il ne se faisait "pas beaucoup d'illusions sur leur efficacité", avant d'ajouter : "Il ne faut fermer aucune porte. Je crois avoir été le plus clair possible. Dans les années 1980, au moment de la crise des otages, la fermeté avait payé." Alors que le ministre des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait qualifié, en juillet, l'Iran de "facteur de stabilité" au Moyen-Orient, M. Sarkozy a estimé que Téhéran était plutôt "un gage de fébrilité". "L'Histoire nous a montré les conséquences de la complaisance face à l'agression et au fondamentalisme", a-t-il déclaré.


Sur Israël, il a tenu le langage que tout présidentiable américain pourrait adopter. "Je veux dire combien je me sens proche d'Israël, a dit M. Sarkozy. Israël est la victime. Il doit tout faire pour éviter de passer pour l'agresseur." Il a cependant ajouté qu'en tant qu'ami d'Israël il se devait d'appeler les Israéliens à la retenue. "Nous sommes à vos côtés, mais ayez la réaction appropriée, pas la réaction disproportionnée", a-t-il dit.

# Posté le vendredi 15 septembre 2006 07:45

Modifié le mercredi 23 mai 2007 00:56

Gilbert Collard prend la défense de Zinédine Zidane par Gilbert Collard

Il y avait autrefois, dans les armes françaises (cela existe toujours me dit-on) la notion de faute d'honneur ; certes il y avait faut, mais elle était expliquée, sinon justifiée par l'honneur.

ZIDANE en donnant un coup de tête à MATERAZZI a commis une faute d'honneur ; il faut peser la faute, et il faut peser l'honneur.

On sait maintenant que l'Italien a insulté ZIDANE en s'en prenant à ses origines, en le traitant de terroriste et en traitant sa mère de pute...

Si je devais subir les mêmes insultes, quelques soient les circonstances, je ne résisterais pas à la colère noble de donner, non pas un coup de tête, trop difficile pour moi, mais à coup sûr, une paire de claques, quoiqu'il m'en coûte en retour.

Aussi, et n'en déplaise aux scouts de plumes et de plumettes, je donne franchement raison à ZIDANE.

Il a réagi en homme dont l'honneur a été insulté et il a bien fait.

Peut-être aurait-il dû donner un coup de pied au cul de MATERAZZI, geste moins agressif, et qui aurait eu le mérite de frapper l'Italien au siège de sa pensée fondamentale, mais les positions sur le terrain ne permettaient pas ce franc tir au cul !

Alors, ZIDANE a porté un coup de tête sur le thorax et l'Italien est tombé sur le cul.

ZIDANE en réagissant ainsi a agi en homme d'honneur qui ne se laisse pas insulter dans un monde où presque tout le monde supporte l'insulte.

Du cul sur lequel il avait chu, l'Italien s'est redressé immédiatement, a continué à jouer et n'a souffert que dans son amour sale d'insulteur raciste.

Il n'y a pas de quoi traiter ZIDANE de "vicieux", "criminel", "cinglé", "rustre".

Où donc trempent-ils leur plume ces journalistes qui manient l'opprobre facile et rapide comme un fouet ?

Vont-ils oser écrire, ces donneurs de leçons, qu'il est indifférent que MATERAZZI ait tenu des propos racistes et traité ZIDANE de terroriste et sa mère de pute ?

C'est leur droit d'accepter, au nom d'une certaine maîtrise de soi (souvent l'alibi de la trouille) de se faire insulter, cracher dessus sans réagir.

C'est le droit de ZIDANE de placer son honneur au dessus de l'exigence concensuelle de maîtrise de soi : il est toujours plus facile d'être maître de soi quand on a une petite idée de soi même...

Je trouve grandiose ce coup de tête qui remet d'un coup les valeurs à leurs places, malgré le risque pris, et justement à cause de ce risque pris, dans un jeu où la folie du résultat emporte tout.

On dira que c'est là un mauvais exemple à donner à la jeunesse ; mais de quel côté est le mauvais exemple, du côté de MATERAZZI ou du côté de ZIDANE, du côté de l'insulteur ou du côté de l'insulté ?

A t-il réfléchi, n'a t-il pas réfléchi, mais je m'en fous ! Ce qui importe c'est la réaction face à l'insulte : une réaction qui ne tient compte d'aucun enjeu matériel, d'aucune approximation, d'aucune négociation, d'aucun média, d'aucun intérêt personnel, mais seulement du souci de réparer l'affront.

De tout cela, l'arbitre à retardement, qui n'avait rien vu, rien entendu, rien compris, n'a pu évidemment tenir compte, d'où l'arbitraire exclusion non conforme aux règles encore en vigueur et qui ignore les insultes et la provocation tout aussi sanctionnables que le coup de tête ; il y a des coups de gueule qui valent des coups de tête.

En droit, l'excuse de provocation ça existe !

Les injures racistes constituent, même sur un stade, une infraction.

Alors, où est, l'arbitre à retardement, vidéo-arbitre, le carton rouge de honte que MATERAZZI aurait dû recevoir pour avoir traité ZIDANE de terroriste et sa mère de pute !

A ce moment là, l'Italie a marché dans la merde, dommage que cela lui ait porté bonheur !

voilà un coup de tête dont on peut être fier, c'est un coup de sang d'honneur.

Sans le vouloir, à ce moment là, ZIDANE est sorti par la très grande porte où devaient l'attendre, ravis, les 3 Mousquetaires et Cyrano de Bergerac.

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 11:03

Modifié le mercredi 23 mai 2007 00:56

Article a lire: L'extrême droite célèbre la défaite de Bleus trop noirs

Article a lire: L'extrême droite célèbre la défaite de Bleus trop noirs
L'extrême droite célèbre la défaite de Bleus trop noirs
Article de Libération par Par Christophe FORCARI.


L'équipe qui a échoué au Mondial n'était pas assez «gauloise» pour elle.

La défaite de l'équipe de France n'attriste pas plus que cela l'extrême droite. Car, pour elle, le onze tricolore ne représente pas vraiment le pays. Et le carton rouge donné à Zidane en finale la réjouirait presque : «Ciao voyou !» titre aujourd'hui l'hebdomadaire Minute, pour qui le capitaine français a conservé des comportements de racaille de banlieue... «Les Romains ont battu des Gaulois qui ne ressemblent pas vraiment à des Gaulois», confie un des responsables du FN. Bruno Gollnisch, numéro 2 du parti d'extrême droite, considère que l'équipe nationale est «peut-être représentative de la France de demain. Elle ne correspond pas à celle d'aujourd'hui.» «J'aurai été favorable à une discrimination positive avec un peu plus de Français d'origine européenne.»

Heureux, Romain Marie ­ qui a longtemps conduit la procession des catholiques traditionalistes du FN ­ ne se sent pas touché par un «quelconque patriotisme sportif pour une équipe en trop grande partie mercenaire qui s'appelle les Bleus. Je ne regarde donc pas avec un total accablement la victoire italienne» . Mieux, le chef de file de Chrétienté-Solidarité voit dans la défaite de la France le triomphe d'une certaine forme de «romanité grandiose» : «On va ainsi célébrer le triomphe au cirque Maxime comme aux meilleures époques de l'Empire. Il n'y manquera que Zidane l'Africain, enchaîné comme jadis Vercingétorix le Gaulois.»
Le coup d'envoi avait été donné par Le Pen le 26 juin : si la France ne se mobilisait pas derrière son équipe, c'est que «les Français ne se [sentaient] pas complètement représentés par cette équipe» . Au lendemain de la sortie de Le Pen, Minute posait ouvertement la question : «Y a-t-il trop de Noirs dans l'équipe de France ?» En 1996, déjà, Le Pen jugeait «artificiel que l'on fasse venir des joueurs de l'étranger en les baptisant équipe de France».
L'extrême droite italienne n'est pas en reste . Roberto Calderoli, vice-président du Sénat italien et dirigeant de la Ligue du Nord, après avoir salué la victoire de «l'identité italienne» sur une équipe de France «qui a sacrifié sa propre identité en alignant des Noirs, des islamistes et des communistes», en a remis une louche hier : «Ce n'est pas ma faute si Barthez chante l'Internationale au lieu de la Marseillaise et si certains préfèrent La Mecque à Bethléem.»

# Posté le mercredi 12 juillet 2006 14:43

Modifié le vendredi 25 mai 2007 23:28

Les animaux malades de la peste...

Merci Zidane.
Un édito par la ---> Impunité

Une fable par ici:

Les Animaux malades de la peste


Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

# Posté le lundi 10 juillet 2006 10:16

Modifié le mercredi 23 mai 2007 00:56

Lilian Thuram, 118 sélections, français et "fier de l'être"

Lilian Thuram, 118 sélections, français et "fier de l'être"
Article du Monde.fr


Lilian Thuram est "fier d'être français". Il l'a dit et répété, jeudi 29 juin à Hameln, lors du traditionnel point presse des Bleus, répondant ainsi aux reproches adressés par Jean-Marie Le Pen aux joueurs de l'équipe de France qui ne chantent pas La Marseillaise avant les matches de la Coupe du monde. "Si vous voyez Jean-Marie Le Pen, dites-lui qu'en équipe de France nous sommes très fiers d'être français. S'il a un problème avec le fait qu'on soit français, pas nous. Et vive la France ! Pas la France qu'il veut, mais la vraie !", a-t-il lancé aux journalistes présents qui... l'ont applaudi.

A la veille du match France-Espagne, le président du Front national avait déclaré à l'agence de presse Reuters qu'il ne se reconnaissait pas dans l' équipe de France, qu'il trouve trop colorée à son goût et pas assez démonstrative au moment des hymnes. "J'ai le sentiment qu'il y a entre la France et cette équipe une certaine difficulté d'être, avait affirmé M. Le Pen. Peut-être que le sélectionneur a exagéré la proportion de joueurs de couleur, peut-être qu'il aurait dû garder dans ce domaine-là plus de mesure, peut-être s'est-il laissé entraîner par ses choix idéologiques."

Reconnaissant que les Bleus sont plus nombreux à chanter La Marseillaise qu'à une certaine époque, le leader d'extrême droite s'était dit "choqué" de voir Fabien Barthez - l'un des Blancs de l'équipe - ne pas reprendre l'hymne national : "Quand on est membre d'une équipe nationale, on n'est pas là seulement pour gagner de l'argent, on est là pour représenter son pays."

Membre du Haut Conseil à l'intégration depuis octobre 2002, Lilian Thuram, 34 ans, a vivement réagi à ces déclarations. "La France est un des pays où le plus de joueurs chantent l'hymne. En plus, c'est réducteur de dire que parce que quelqu'un ne chante pas l'hymne il ne se sent pas français. C'est un peu stupide", a-t-il lancé. Ne sachant quoi répondre à l'argument selon lequel "il y a trop de joueurs noirs" en équipe de France, le Guadeloupéen a répliqué par l'humour : "Personnellement, je ne suis pas noir."

Intarissable sur le sujet, le footballeur français le plus capé de l'histoire (118 sélections) a enchaîné : "M. Le Pen ne doit pas être au courant qu'il y a des Français noirs, blonds, bruns. (...) Ce qui me surprend, c'est que cela fait pas mal d'années que ce monsieur se présente à l'élection présidentielle et qu'il ne connaît pas l'Histoire de France, c'est grave. C'est comme si on regardait l'équipe de basket des Etats-Unis et qu'on s'étonnait qu'il y ait des Noirs aux Etats-Unis."

"L'important, c'est qu'il y ait des Français sur le terrain, a-t-il poursuivi. Ce qui est bien dans le football et en France, c'est que les gens fêtent les joueurs français sans se poser la question de savoir s'ils sont noirs ou pas. Simplement parce qu'ils sont français." Dans un entretien au Monde (du 27 mars), Lilian Thuram avait confié avoir eu "honte" au soir du 21 avril 2002 : "Lorsque Jean-Marie Le Pen est arrivé au deuxième tour de l'élection présidentielle, on m'a appris la nouvelle par téléphone de Guadeloupe. J'ai cru à une mauvaise blague. Le lendemain, mes coéquipiers de la Juventus se sont moqués de la France, pays des droits de l'homme ! Ce jour-là, j'ai eu honte..."

La veille, Raymond Domenech avait également répliqué à Jean-Marie Le Pen, avec un peu moins de finesse mais autant de punch : "Il y a trop de cons en politique, et surtout lui d'ailleurs. (...) Ses problèmes perso, qu'il les règle et qu'il se les mette où je pense."

# Posté le samedi 08 juillet 2006 19:07

Modifié le mercredi 23 mai 2007 00:56